INTERVIEW LUCHA LIBRE / Part 1

A l'occasion de la venue de BILL & GOBI; le 25 Novembre 2006 chez ARTOYZ SHOP+GALLERY pour la dédicace de LUCHA LIBRE et des toys sortis chez MUTTPOP LUCHA LIBRE Bonjour à tous, tout d’abord est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots : qui êtes-vous, d’où venez-vous, que faites vous, quelle formation avez-vous ? Gobi : Je suis Gobi, un mec somme toute génial et de surcroît assez beau gosse ce qui est assez rare dans la profession, je viens de Nîmes, je fais de la bd (les Zblucops avec Bill chez Glénat) des designs de bonhommes pour des jouets, et des tas de dessins de bonhommes qui servent a rien mais qui me font bien plaisir a faire, et aussi je sculpte des bonhommes………… et j’aime bien les bonhommes aussi, je suis passé par une section arts appliqués pour ensuite entrer aux arts déco de Strasbourg plus précisément en atelier illustration. Bill : Moi c’est Bill, j’ai exactement la même formation que Gobi et je suis encore plus génial que lui. Fabien : Moi, c’est Fabien, je viens d’Ozoir la Ferrière 77, je fais de la Bd, des monstres pour les dessins animés, des illustrations pour les enfants, un jouet, et d’autres bidules. Ce que je préfère, c’est la mise en place d’univers, créer des contextes, décors, modes de vie, personnages…J’ai passé un an à l’ESAG puis j’ai filé aux arts décoratifs de Strasbourg. Comment vous êtes vous rencontrés ? Jerry Frissen : J’ai vu passer trois pages que Bill avait réalisé quand je travaillais aux Humanos et j’ai tout de suite eu envie de bosser avec lui. J’ai écrit le premier chapitre des Luchadores Five pour lui et on s’est bien entendu. C’est lui qui m’a ensuite présenté Gobi et Fabien. Gobi : Je connais bill depuis le lycée, on est comme des frères siamois mais qui seraient pas attachés entre eux et qui se ressembleraient pas du tout, depuis le lycée on suit la même route. On a rencontré fabien, qui est pour nous comme une sorte de cousin siamois, aux arts déco en section illustration Fabien : Oui, c’est exact. J’ai très vite été impressionné par le talent de Bill et Gobi, ils faisaient peur aux gens (Peut être leur relation fusionnelle, ou leur vêtements), mais je les trouvais sympa … Comment est venue l’idée de Lucha Libre ? JF : De mon côté, c’est quelque chose que j’ai découvert il y a une quinzaine d’année grâce à un ami à moi qui en était une sorte de fan ultime. Il vit dans une sorte de musée consacré à la Lucha Libre. C’est aussi quelque chose de fort présent ici, à Los Angeles, vu la forte proportion de latinos. Ça s’est donc imposé à moi comme une évidence. G :Je pense qu’au départ c’est des mexicains qui faisaient du catch et pour faire leurs malins ils n’ont pas dit catch mais un truc en espagnol et du coup ça a fait la lucha libre. Non plus sérieusement je pense que Thierry étant fan de toutes les sortes de « sous » cultures qui traînent par le monde, il a toujours été intéressé par la lucha libre, et le fait de tomber sur quelque planches de Bill mettant en scène un petit Luchador a sans doute concrétisé un projet qui dormait depuis longtemps en lui. B : Plus que du catch mexicain en lui-même, la BD s’inspire surtout des films de Lucha, avec El Santo et Blue Demon en tête, ou des catcheurs se battent contre des créatures de séries B tout en ayant une vie normale, avec une femmes, des gosses et des super parties d’échec…et toujours en restant masqués. On a d’ailleurs pas mal essayé de conserver l’aspect « en toc » de ces films, et de maintenir une certaine ambiguïté dans la nature réelle des monstres, on ne sait jamais si les gens les voient comme des mecs déguisés ou si se sont VRAIMENT des mecs déguisés… F : Tout ça c’est la faute de Thierry. Après Bill et Gobi m’on entraîné la dedans. Comment se répartissent les rôles au sein de Lucha Libre ? JF : A priori je travaille avant les autres puisque je suis le scénariste, mais comme ils passent beaucoup plus de temps que moi sur une page, je leur laisse souvent le dernier mot. Et puis, en général, ils ont de bonnes idées. On vient de cultures fort différentes et ce qu’ils ont à dire m’intéresse donc je considère notre travail commun comme un échange. G : Bill fait les Luchadores Five, moi je fais Tequila, et fabien fait les Tikitis, Jerry scénarise le tout, tout en nous (me) laissant faire le casting des personnages et me laissant intervenir comme bon me semble sur le scénar ce qui est appréciable quand on sait a quel point je tiens a mes bonhommes. B : Oh bah chacun sa merde, hein… F : Chacun fait son album ! On se met d’accord avec Thierry, il écrit le script, on en parle et dès qu’on est d’accord, c’est parti. Ca va assez vite. LUCHA LIBRE LUCHA LIBRE
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